Histoire et patrimoine

Les armoiries

Mairie-barbezieux


Les historiens affirment que l’étymologie de Barbezieux provient de Barbecilium : la bergerie. Il semble donc que le « castrum » érigé autour de l'an 1 000 à l'emplacement du château actuel fut construit dans une région où l’élevage des brebis était florissant.

De bergeries, il n'en reste pas. Le seul élevage répertorié sur le territoire est celui de la poule de Barbezieux. "La Barbezieux" est une race fière, imposante, aux attitudes prétentieuses mais aux formes harmonieuses. Noire aux oreillons blancs, elle est la plus grande des races françaises et sa chair est d'une grande finesse.
Après avoir connu un bel essor au 19ème siècle, cette race décline après la guerre et disparaît presque pendant 50 ans. Elle est sauvée de l'oubli par une poignée de conservateurs passionnés qui décide de créer l'ASPOULBA (Association pour la Sauvegarde de la Poule de Barbezieux) en 1997.

Les armoiries de Barbezieux-Saint-Hilaire se blasonnent : D’or à l'Ecusson d'azur en abîme. Ce sont les armoiries des seigneurs de Barbezieux.

Le château

Le château date de la fin du XVème siècle. Il a été aménagé, entre 1443 et 1470 environ, sur la porte Nord-Ouest de l’enceinte d’un premier château, totalement délabré à cette époque.
La transformation, commencée par Jean de la Rochefoucauld, fut poursuivie après sa mort par sa femme, Marguerite de la Rochefoucauld dite Dame de Barbezieux.
L’histoire de ce château est étroitement liée à celle de la ville dont les débuts sont assez mal connus. Les premiers habitants du site se trouvaient à Saint-Seurin, petit village proche de l’agglomération actuelle.
Pour se protéger, ils édifièrent, dès le IXème siècle sur la colline qui domine les environs, une première construction en bois – un castrum – qui sera progressivement consolidée. Au XIIème siècle, un ensemble imposant, en pierre, permettait de surveiller les alentours et les différentes routes.
Ce château se trouvait à l’angle Sud-Est de la place actuelle. A côté, l’église Saint-Ymas, d’abord simple chapelle du château, servit longtemps d’église paroissiale. A cette époque, l’église Saint-Mathias relevait de l’abbaye de Cluny après avoir été, au début, dépendante du chapitre Saint-Seurin de Bordeaux.
Important point stratégique, le premier château a subi tous les assauts du Moyen-Âge, ceux du Parti français et ceux du Parti anglais pendant la guerre de Cent ans. A plusieurs reprises, il a aussi subi les attaques des paysans révoltés.
Le château de Barbezieux a été la propriété de familles célèbres et de grands noms de l’Histoire de France : les Barbezieux, les La Rochefoucauld, les d’Espinay de Duretal, les Schomberg-Vignier, les Richelieu, le Tellier et Louvois.
A la révolution, le châtelet sert de prison.
En partie démoli, le château devient propriété de la Commune en 1844. Il abrite alors un hôpital.

Depuis 1900, l'ancienne écurie est un théâtre à l'Italienne. Le château est classé monument historique depuis 1913.

Aujourd'hui, le château est géré par la Communauté de Communes des 4B Sud-Charente, qui a entamé un réaménagement ambitieux.
Un musée archéologique et l'office de tourisme occupent la tour de la porte d'Archiac.

Plus d'information : www.cdc4b.com








L'église Saint-Mathias

Cette église, l’une des plus vastes du diocèse d’Angoulême : 60 m / 20 m, a été construite au 12ème siècle. Elie-Vinet (1509-1587), « l’homme le plus docte de son temps », écrit dans les Antiquités de Saintes et de Barbezieux que cette église, fort grande pour un tel lieu, était dédiée à la Vierge Marie, mais appelée de St-Mathias, parce qu’on y détenait la précieuse relique de la tête de cet Apôtre.

Vous pourrez admirer sur la façade du clocher sa statue à côté de celle de Saint Pierre.

Une autre église, sans doute plus modeste, a été consacrée sur le même site en 1043 par Geoffroy II, Archevêque de Bordeaux.

L’Eglise actuelle a été plusieurs fois remaniée. Ruinée par la Guerre de Cent Ans, elle fut restaurée au XVème siècle sur ses déblais ; le clocher dans son architecture intérieure ainsi que le porche d’entrée datent de cette époque.

En 1562, et en 1569, pendant les guerres civiles, cette église fut endommagée à tel point qu’elle resta plus de cent ans à ciel ouvert et servit d’annexe au cimetière environnant.

Il fallut attendre 1680 pour voir une deuxième restauration entreprise par les TELLIER-LOUVOIS, Seigneurs de Barbezieux, les quatre piliers ronds datent de cette époque.

Enfin, entre 1967 et 1971, toute la superficie de cette église fut excavée, mettant à jour les bases ouvragées des piliers en redonnant aux trois nefs un élan qu’elles n’avaient plus et permettant aussi la découverte des niches et d’un escalier que vous verrez lors de votre visite.

Admirez aussi les deux toiles imposantes signées Vincent (1786). Elles représentent l'Assomption et le Christ guérissant les malades. Remarquez l'ensemble des vitraux de Georges Devêche et les orgues qui comptent parmi les plus belles du diocèse.

L'Hôtel de Ville

En 1790, la Mairie était installée dans l’ancien presbytère, contre le flanc sud de l’église Saint-Mathias.
Vers 1800, elle fut transférée au premier étage du bâtiment du Minage (ancienne salle de justice).
En 1859, elle emménagea  dans l’hôtel du 1, rampe des Mobiles, et y resta près d’un siècle, jusqu'en 1951, date de son installation à l’Hôtel Texier de la Peygerie, 26 rue Marcel Jambon.
Cet Hôtel du XVIIIème siècle fut édifié par Pierre Paul Texier de La PEYGERIE, juge sénéchal du marquisat de Barbezieux.
Il fut le siège de la sous-préfecture de 1825 à 1926.
Occupé par les troupes allemandes pendant la seconde guerre mondiale (1939-1945), l’Hôtel de ville fut restauré sous la direction de W. Barbey, architecte.

La mairie y fut installée le 1er septembre 1951 par le Maire Robert Boisnier. Elle a été inaugurée le 16 septembre 1951 par Félix Gaillard, alors sous-secrétaire d’Etat, et Robert Boisnier.

Une richesse architecturale